Valhalla, notre app, arrive
Tous les articles

Portrait

De la maladie à la barre : le parcours de Thibaut Lély

Par Thibaut Lély, Préparateur physique, fondateur d'Uruz Athletic Factory·6 min de lecture

Thibaut Lély, fondateur d'Uruz Athletic Factory, à la salle

On demande souvent à un coach d'où vient sa méthode. Pour Thibaut, la réponse commence avant la méthode, dans une chambre d'hôpital, entre quinze et dix-huit ans.

Ce qui l'a amené à la barre

Entre quinze et dix-huit ans, Thibaut traverse un cancer des ganglions. Il en parle comme d'une des périodes les plus difficiles de sa vie, et comme de l'origine de tout le reste : c'est cette épreuve qui lui fait découvrir la musculation, et qui décide de son orientation. Prendre soin de sa propre santé d'abord ; aider les autres à préserver et améliorer la leur ensuite.

« Avoir été très malade, très fragile et très faible m'a fait prendre conscience de l'importance d'être physiquement prêt, physiquement solide et fort, et à quel point ça peut être difficile d'être dépendant. »

Dix ans à apprendre la force par la pratique

La musculation commence à dix-huit ans et ne s'arrête plus. Haltérophilie, musculation classique, culturisme, plusieurs années de powerlifting, puis une dizaine d'années de compétition en strongman. Ce tour des disciplines de la force n'est pas un CV : c'est ce qui lui donne, aujourd'hui, une base large pour construire celle des autres. Il l'a fait avant de le prescrire.

C'est aussi ce qui fonde une de ses convictions sur le métier : un coach doit incarner ce qu'il enseigne. Pas être champion, mais pratiquer, avoir essayé, avoir eu des résultats. « Quelqu'un qui te parle de force mais qui n'en a pas lui-même, pour moi, ça ne fonctionne pas. »

Louis Simmons, et un métier qui n'existait pas

L'influence, il la nomme sans hésiter : Louis Simmons, fondateur de Westside Barbell. C'est par ses vidéos qu'il découvre le powerlifting et le rôle de coach. La méthode conjuguée devient la colonne de sa façon d'entraîner ; la place de Simmons comme manager de ses athlètes, autant que comme technicien, façonne sa façon de voir le travail.

Il comprend qu'il fera ça toute sa vie en entraînant ses premiers clients en powerlifting, il y a une quinzaine d'années. À l'époque, le métier de strength coach n'existe pas en France. « C'était donc un vrai pari sur l'avenir. »

Ce que quinze ans ont changé

Au début, il croyait que l'essentiel était un programme précis et rigide, les bons exercices, les bonnes méthodes. Il pense aujourd'hui l'inverse : la priorité est que la personne adhère à son programme. Ce qu'il aurait aimé qu'on lui dise plus tôt tient en deux phrases : qu'il faut aimer les gens pour bien les entraîner, et rester ouvert à toutes les méthodes, « même à des choses avec lesquelles on n'est pas forcément d'accord au départ ».

Ce qui le fait tenir, ce sont les personnes qu'il a vues sortir d'un problème de santé ou reprendre confiance par l'entraînement, « tout comme il l'a été pour moi », dit-il du sport. Les gens ordinaires qui deviennent solides restent, à ses yeux, les plus satisfaisants à coacher.

Uruz

La salle d'Hossegor porte ce parcours. Dans ses mots : une salle basée sur la passion d'un homme pour l'entraînement, la programmation et le coaching, avec l'idée d'apporter à tous, quel que soit le niveau, une conception de l'entraînement de haut niveau. Du coaching en tout petit groupe, un programme entièrement individualisé pour chaque personne, des athlètes systématiquement coachés, et des méthodes qui viennent des grands préparateurs physiques. Apporter de la santé et de la performance à tous : c'est la phrase qu'il emploie, et c'est ce que la salle essaie de faire chaque jour.